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Dernière mise à jour : Mai 2018

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Laboratoire des Interactions Plantes-Microorganismes - LIPM

Laboratoire des Interactions Plantes-Microorganismes

Membres - Signalisation symbiotique

Clare Gough, DR2 CNRS, responsable

Clare GOUGH

En 1985, lorsque j’ai commencé ma thèse dans l’équipe de Mike Daniels au John Innes Institute (UK), je me suis intéressée aux interactions plantes-bactéries. J’ai d’abord participé à l’étude génétique et moléculaire des déterminants pathogènes des bactéries phytopathogènes Xanthomonas campestris et Ralstonia solanacearum, et de leurs plantes hôtes. J’ai ainsi contribué, dans l’équipe de Christian Boucher au LIPM, à la découverte que les gènes hrp codent pour un système de sécrétion de type III conservé avec les bactéries pathogènes des mammifères. En 1998 j’ai été recrutée par le CNRS dans l’équipe de Jean Dénarié au LIPM. Depuis, j’étudie les mécanismes moléculaires et génétiques de la perception et de la signalisation des signaux symbiotiques rhizobiens et mycorhiziens chez Medicago truncatula. J’ai participé à l’identification et la caractérisation d’une voie de signalisation facteur Nod chez M. truncatula, et à la démonstration que cette voie est commune aux deux symbioses. Je suis particulièrement intéressé dans les protéines de type récepteur à domaine LysM dans les interactions plantes-microorganismes.

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Julie Cullimore, DR1 INRA

Julie CULLIMORE

Mes intérêts scientifiques sont centrés sur la nutrition azotée des plantes. J’ai commencé mon parcours par l’étude des voies d’assimilation de l’azote chez Chlamydomonas (PhD, University of East Anglia, Norwich, UK), puis chez le haricot (post-doc, Rothamsted Experimental Station, UK, avant de passer huit ans comme assistant-professeur et groupe-leader à Warwick University, UK). Mon travail sur l’assimilation de l’azote se poursuit grâce à une collaboration avec Helena Carvalho (Porto, Portugal) sur l’enzyme glutamine synthétase. Les études chez le haricot m’ont permis d’étudier la symbiose Rhizobium-légumineuse et, après la découverte des facteurs Nod au LIPM, je me suis intéressée à la signalisation symbiotique contrôlant l’établissement de la symbiose. J’ai été recrutée à l’INRA en 1991 pour rejoindre le LIPM, où j’ai commencé à étudier la perception de ces molécules chez la plante modèle Medicago truncatula, en étroite collaboration avec Jean-Jacques Bono et Raoul Ranjeva. Depuis le clonage des récepteurs putatifs des facteurs Nod, nous recherchons comment ces protéines perçoivent et transduisent le signal symbiotique, menant à l’activation de la nodulation et de l’infection, en étudiant les complexes ligands/récepteurs et les protéines en interaction, par des approches structure-fonction. Ce travail inclut maintenant la perception des Myc-LCOs. 

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Jean-Jacques Bono, CR1 INRA

Jean-Jacques BONO

J’ai obtenu mon Doctorat en 1983 à l’Université Paul Sabatier (Toulouse). Mon travail de thèse portait sur l’utilisation de champignons dégradant la lignine en vue d’utiliser les matériaux lignocellulosiques comme source de carbone renouvelable. J’ai ensuite été recruté pour 2 ans par le Département de Biochimie de la société Elf Aquitaine (Lacq), pour étudier les mécanismes catalytiques de la Lignin-peroxidase et de la Mn-peroxidase et leurs applications dans l’industrie papetière comme agent de blanchiment biologique. Entre temps, j’effectuai mon service national au titre de la coopération, comme chercheur au Laboratoire de Physiologie végétale de l’IRD (Abidjan, Côte d’Ivoire) étudiant une maladie physiologique de l’hévéa. Après mon expérience de recherche dans l’industrie, j’intégrais le Département d’Agronomie de l’INRA (Bordeaux) comme chargé de recherche en 1987, pour étudier la dégradation de la matière organique des sols et son impact sur la fertilité des sols. Après la découverte des facteurs Nod, je rejoignais le LIPM pour initier et développer les approches biochimiques visant à caractériser des sites de liaison spécifique des facteurs Nod comme récepteurs potentiels. Ces travaux ont été menés en étroite collaboration entre le groupe de Julie et celui de Raoul Ranjeva, dans le laboratoire voisin, dont j’étais un des membres, avant d’animer mon propre groupe. En 2011, je rejoignais l’équipe de Clare et Julie pour renforcer les travaux de Biochimie sur la perception/transduction des LCOs chez M. truncatula incluant les facteurs Nod et les facteurs Myc récemment identifiés.

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Frédéric Debellé, CR1 INRA

Frédéric DEBELLE

Mon centre d’intérêt principal est la symbiose fixatrice d’azote qui s’établit entre rhizobium et légumineuses, et plus particulièrement les mécanismes permettant le développement des nodosités racinaires et la détermination du spectre d’hôte. Avec des collaborateurs du LIPM, entre 1985 et 2000, j’ai d’abord travaillé sur Sinorhizobium meliloti, le symbiote  des Medicago et ai caractérisé un certain nombre de gènes (gènes nod) jouant un rôle crucial dans la nodulation et le spectre d’hôte. J’ai analysé la fonction de ces gènes dans la biosynthèse des facteurs Nod, signaux lipooligosaccharidiques qui contrôlent l’organogenèse et l’infection des nodules. J’ai ensuite commencé à travailler sur M. truncatula dans le but d’analyser chez cette légumineuse modèle les voies de signalisation conduisant à l’organogenèse des nodosités en réponse aux  facteurs Nod. J’ai caractérisé un composant central de cette signalisation, DMI3, qui est aussi requis pour la mycorrhization, et ainsi montré le rôle majeur de la signalisation calcique dans la nodulation et la mycorrhization. En parallè-le j’ai été très impliqué dans le développement de ressources génétiques et génomiques pour M. truncatula, en particulier le séquençage de son génome. J’essaie actuellement de caractériser des gènes de M. truncatula impliqués dans la détermination de sa spécificité pour certains rhizobium.

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Christine Hervé, CR1 CNRS

Christine HERVE

J’ai réalisé ma thèse au LIPM dans l’équipe de Pierre Yot (1989-1993). J’ai étudié la résistance aux caulimovirus par l’introduction du gène de la protéine de capside du virus de la mosaïque du chou-fleur dans des plantes hôtes. Ensuite, j’ai travaillé dans l’équipe de Bernard Lescure au LIPM sur des contrats Européens où j’ai contribué à l’analyse du génome transcrit d’Arabidopsis thaliana. Au cours de ces analyses, j’ai caractérisé le premier membre des récepteurs lectine-kinase chez Arabidopsis et j’ai réalisé des études structurales et fonctionnelles sur cette nouvelle famille de récepteurs pendant 6 ans. J’ai été recrutée par le CNRS sur ce projet, en 1997 dans le groupe de Bernard Lescure. En 2001, je me suis impliquée dans l’analyse fonctionnelle des facteurs de transcription à domaine TCP chez Arabidopsis, un sujet qui permettait de faire le lien entre mon travail et le sujet de Dominique Tremousaygue qui travaillait dans la même équipe. Ce groupe a arrêté son activité en 2007 et j’ai alors rejoins le groupe de Julie Cullimore pour étudier les évènements précoces de la voie de signalisation/transduction entre Medicago truncatula et deux microorganismes endosymbiotiques. J’ai été particulièrement impliquée dans d’identification des partenaires interagissant avec les récepteurs symbiotiques et leur caractérisation.

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Sandra Bensmihen, CR1 CNRS

Sandra BENSMIHEN

J’ai effectué ma thèse à “ l’Institut des sciences du végétal » (ISV) à Gif-sur-Yvette, sous la direction de François Parcy, sur des facteurs de transcription de la famille des « basic leucine zipper » (bZIP) et leur implication dans la maturation de la graine chez Arabidopsis thaliana. Je suis ensuite partie un peu plus de 2 ans à Norwich, au John Innes Centre, dans le groupe de Enrico Coen où j’ai travaillé sur des approches de modélisation du développement des feuilles d’Antirrhinum et d’Arabidopsis. Puis, je suis entrée dans le domaine de la symbiose grâce à un second post-doc dans le groupe de Clare Gough (au LIPM) durant lequel je me suis intéressée à une analyse génétique de la perception des Facteurs Nod par le gène LysM-RLK NFP, chez Medicago truncatula. Finalement, j’ai pu concilier les approches symbiotiques et développementales puisque j’ai obtenu un poste CNRS (en 2008) pour travailler sur l’influence des signaux symbiotiques (Facteurs Nod et Myc) sur le développement des racines latérales de Medicago truncatula.

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Nicolas PAULY, Maître de conférences à l'Université Côte d’Azur

Nicolas Pauly

Maître de conférences à l'Université Côte d’Azur (UCA, anciennement Université Nice Sophia Antipolis) depuis 2003 et membre de l’équipe ‘Symbiose et état redox de la cellule’ à l'Institut Sophia Agrobiotech (ISA). Mes travaux visent à définir plus précisément le rôle des espèces actives de l'oxygène (EAOs) dans la symbiose fixatrice d'azote. Une attention particulière est portée sur les NADPH oxydases (Respiratory Burst Oxidative Homologs – RBOHs) qui participent à la production d’EAOs et jouent un rôle important dans les interactions plantes-microorganismes et les processus développementaux. Ces recherches sont effectuées sur la plante modèle Medicago truncatula (apparentée à la luzerne), à l'aide d'approches multidisciplinaires (génétique fonctionnelle, transcriptomique, protéomique, biologie cellulaire, physiologie...).

En 2015, j’ai obtenu une délégation INRA-SPE afin de mener mes travaux au sein du LIPM dans l’équipe « Signalisation Symbiotique » où je m’intéresse plus particulièrement aux relations pouvant exister entre les NADPH oxydases, les EAOs, les récepteurs de type LysM-RLK et les lipochitooligossacharides et où je développe de nouvelles méthodes de détection des EAOs chez M. truncatula.

Ces recherches ont pour objectif finalisé de comprendre les interactions plantes - microorganismes et de mettre en œuvre de nouvelles stratégies de protection des végétaux dans le cadre d’une agriculture plus respectueuse de l’environnement.

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Fabienne Maillet, IE1 INRA

Fabienne MAILLET

Recrutée en 1983 dans cette équipe, ma carrière est liée à l’histoire de la symbiose fixatrice d’azote et de ces différentes découvertes:, le clonage et la régulation des gènes nod bactériens, l’identification des facteurs Nod, l’identification d’une voie de signalisation Nod chez M. truncatula, le travail de Recherche et Développement pour l’utilisation agronomique des facteurs Nod. Récemment, j’ai été largement impliquée dans le projet conduit par J. Dénarié, qui a abouti à l’identification de LCO fongiques jouant un rôle de signaux symbiotiques dans l’interaction endomycorhizienne.  Aujourd’hui, je participe à la caractérisation phénotypique des gènes de la famille des LysM-RLK de M. truncatula dans le but de trouver les récepteurs Nod et Myc.

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William Buhian, Doctorant

William Buhian

Récemment diplômé d'un master en Biologie de l’université des Philippines, ou j'ai travaille sur les propriétés antibiotiques de plantes utilisées dans la médecine traditionnelle contre les bactéries résistantes aux antibiotiques, j'ai reçu une bourse conjointe de l'ambassade de France et du gouvernement philippin pour effectuer une thèse a Toulouse. Mon projet de thèse, sous la direction de Sandra Bensmihen, porte sur la caractérisation fonctionnelle d'un gène de la voie de signalisation de l'auxine chez Medicago truncatula.

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Bich Luu, Doctorante

Bich Luu

Diplômée en 2017 d’un master de biotechnologies végétales de l’Université Scientifique et Technologique de Hanoi (USTH, Vietnam), j’ai effectué mon dernier stage de master au sein de l’équipe « signalisation symbiotique » sous la direction de Julie Cullimore et Nicolas Pauly. Mon projet visait à identifier et à caractériser des partenaires protéiques du récepteur NFP. Depuis, j’ai obtenu une bourse d’excellence de l’Ambassade de France au Vietnam afin d’effectuer ma thèse dans l’équipe (2018-2021). L'objectif général de mon projet est d'étudier les mécanismes moléculaires de la signalisation des lipochitooligosaccharides dans le développement des racines et des nodules chez la plante modèle Medicago truncatula.

 

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